À bas les doctorats, vive les techniciens supérieurs
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À bas les doctorats, vive les techniciens supérieurs
23, Jul 2019 , 12:02 pm        
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Phnom Penh: Depuis une décennie, le Cambodge bénéficie d’une croissance soutenue, le plaçant parmi les économies les plus dynamiques du monde. Cependant, cela ne saurait durer, souligne de nombreuses institutions internationales, sans un effort considérable dans la formation professionnelle, en particulier de techniciens supérieurs dans le domaine de l’industrie.


 
À mesure que le Cambodge sort de la zone rouge, nombre d’avantages qui lui ont été concédés pour le soutenir dans son rétablissement vont disparaitre et il lui faudra affronter frontalement, sans aucune protection, la concurrence de pays n’ayant pas souffert, eux, d’un retard dans la formation de leurs cadres et techniciens. 
 
Dans le domaine industriel, Il faut penser au-delà de la confection textile qui, pour l’essentiel, emploie de la main d’œuvre pas ou peu qualifiée. Le tourisme, l’un de fer de lance de l’économie, doit bénéficier d’une qualité de service à la hauteur de ses prétentions internationales, à l’heure où chaque nouveau projet se veut comparable à ce que proposent Hong Kong, Singapour ou autres mégapoles de rang mondial. 
 
Passer d’une économie basée sur une main d’œuvre à moindre coût à une économie hautement concurrentielle n’est pas, pour le royaume, une option mais une nécessité. Faute d’une telle mutation, la croissance économique s’érodera fatalement.
 
La formation professionnelle de techniciens qualifiés aussi bien dans l’industrie que le tertiaire constitue donc une priorité que les autorités n’ignorent pas. On parle là de formations réellement qualifiantes, au même niveau que celles dispensées, à diplôme équivalent, dans les pays voisins les plus pointus. Des institutions telles que l’ITC relèvent déjà ce défi mais il en faut d’autres couvrant de nouvelles spécialités.
 
Pour convaincre les jeunes de s’orienter dans cette voie technique, pour autant que ces filières de formation de haute qualité soient en mesure de les accueillir, on peut toujours leur garantir l’assurance d’un emploi bien rémunéré au vu des besoins futurs de l’économie.
Mais cela est-il suffisant pour les attirer?
 
Y trouveront-ils la reconnaissance sociale que chacun peut, en sus, attendre légitimement du fruit de longues études techniques?
Cela reste un défi ici où monter un business dans l’espoir de faire fortune rapidement, posséder un doctorat avec l’idée d’entrer dans les cercle des privilégiés des hautes sphères publiques et privées, font figures de modèles d’ascenceur social. 
 

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