Covid-19: Le triomphe modeste…
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ជាតិ
Covid-19: Le triomphe modeste…
23, May 2020 , 4:04 pm        
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Phnom Penh: Le virus du Covid-19 oblige à l’humilité. Certes, la sortie de l’hôpital la semaine dernière de la dernière patiente atteinte par la maladie a été saluée publiquement comme il se doit et les autorités sanitaires ont pu se satisfaire à ce moment-là que le Royaume n’ait à ce jour enregistré aucun décès en lien avec le virus et ait réussi à circonscrire tous les foyers potentiels de contamination.


 
Mais tout en se félicitant à juste titre de ces résultats remarquables, ces mêmes autorités ont aussitôt rappelé que le danger n’était pas écarté alors que la pandémie était toujours très active dans de nombreux pays, demandant à la population à maintenir les mesures d’hygiène et de distanciation sociale préconisées pour prévenir la propagation du virus.
 
Saluons cette attitude responsable. 
 
Il n’empêche que l’on sent bien, à la vue de la vie qui reprend dans les rues, que, pour nombre de Phnompenhois, le pire serait passé.
 
Pourtant, alors que tous les cas détectés au Cambodge ont été importés, la réouverture progressive des liaisons aériennes et des frontières va réactiver la menace.
Preuve en est la détection d’un nouveau porteur du virus, un jeune Cambodgien de retour début mai des Philippines. 
 
Mais le pays n’a d’autre choix que se confronter à cette prudente réouverture. Si le virus est venu de l’extérieur, c’est bien parce l’économie du Cambodge dépend de son ouverture au monde. 
 
Il faut par exemple que les touristes reviennent. Il faut donc prendre le risque d’ouvrir à nouveau les frontières.
 
Si le Cambodge, toute proportion gardée au regard de sa taille, est jusqu’alors l’un des pays où la pandémie a été la mieux gérée, il reste, comme tous les pays du monde, dans une zone de danger et un manque de vigilance aux frontières peut allumer l’incendie sanitaire jusque-là contenu. 
 
Dans la lutte contre cette pandémie, l’heure n’en n’est pas encore à distinguer les bons des mauvais élèves. Comme l’a souligné l’OMS, elle est à apprendre à vivre avec le virus tant que traitements et vaccins ne sont pas encore disponibles. 
 
À l’issue de ce premier round, le virus s’impose toujours comme le maitre du jeu. 

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